Troodos (ateliers de potiers dispersés)
Des céramiques culinaires, des vases à liquide, des godets de sakieh et de très grandes jarres de stockage, modelés dans une argile rouge lie-de-vin, granuleuse et ferrugineuse, proviennent, pour une grande part, d’ateliers ruraux implantés dans la chaîne montagneuse du Troodos et dans sa périphérie. Les résultats d’analyses chimiques d’échantillons de pâtes prélevés sur des céramiques modelées, datées des XIIe-XIVe siècles et découvertes dans des fouilles ouvertes à Paphos, Nicosie et Potamia, ont montré qu’un ou plusieurs ateliers étaient implantés dans la région de Phini au sud-ouest du Troodos (district de Limassol) [1]. Des études pétrographiques conduites sur des marmites trouvées à Paphos renvoyaient déjà à cette origine mais évoquaient aussi l’installation d’ateliers le long de trois rivières s’écoulant des montagnes du Troodos vers la région de Paphos : Ezuza, Xerox et Dhiarizos [2]. D’autres poteries modelées, plus récentes, des XVe et XVIe siècles, mises au jour dans les fouilles du monastère cistercien de Saint-Théodore à Nicosie et du manoir à Potamia, selon ces mêmes analyses chimiques, proviendraient d’autres ateliers chypriotes sans qu’il soit encore possible de les localiser précisément [3]. La terre grossière du Troodos, capable de résister aux chocs thermiques, était employée pour la fabrication de marmites, cassolettes et poêlons. La texture poreuse de l’argile, favorisant en même temps l’évaporation et la conservation de l’eau fraîche et des grains, convenait aussi à la fabrication de grosses jarres rondes de stockage inamovibles et de petits vases à liquide pour le transport. Aux recherches pionnières menées par R.S. Gabrieli sur ce type de mobilier [4] se sont ajoutées des études par site permettant à la fois d’augmenter le corpus morphologique et d’affiner les datations des principaux types pour cette production qui s’étend sur une très longue durée — au moins de la fin du XIIe siècle jusqu’au XVIe-début du XVIIe siècle pour les objets trouvés en contexte archéologique [5].
Aux XIIIe et XIVe siècles, la céramique culinaire, qui porte presque toujours des traces de feu à l’extérieur, consiste majoritairement en marmites à panse globulaire à parois fines soigneusement lissées à l’extérieur. L’ouverture est soulignée par une petite lèvre éversée, inclinée ou horizontale, parfois terminée par une sorte de feston repoussé au doigt. Les deux anses en ruban, très plates ou légèrement concaves, sont en saillie au-dessus de la lèvre. Ces marmites reposent sur un fond lenticulaire idéal pour les cuissons par convection — la forme du globe autorise une bonne répartition et une bonne propagation de la chaleur et permet de conserver longuement une préparation sans avoir besoin de la remettre au feu — il assure par ailleurs une meilleure stabilité sur les surfaces irrégulières du sol des maisons et facilite le calage des pots dans le foyer. Ces récipients à cuire se déclinent dans plusieurs tailles. D’autres grosses marmites à panse hémisphérique avec deux larges anses plates ont une lèvre rentrante soulignée, à l’extérieur, par une collerette digitée. Des cassolettes dont la forme évolue peu entre le XIIIe et le XVe siècle, sont des petits pots à panse globulaire lissée, à lèvre épaissie à l’extérieur, avec deux petites anses rubanées attachées à la lèvre et en haut de la panse. Certaines ont un bec pincé qui facilite l’écoulement des bouillons et autres préparations liquides. Les poêlons bas, à paroi épaisse avec une lèvre rentrante, sont munis d’anses à tenon ou d’anses en boudin horizontales tandis que ceux, plus profonds, à lèvre rentrante soulignée à l’extérieur par un cordon repoussé sont équipés de deux anses en boudin très détachées de la panse. Des jattes culinaires, au XIVe siècle, avec deux anses plates et un bec verseur, sont glaçurées à l’intérieur. Les grosses cruches à bec pincé avec un col cylindrique sur une panse ovoïde ou lèvre à gorge épaissie avec une large anse plate attachée à la lèvre, présentent des traces de feu sur la panse qui témoignent d’une utilisation à proximité d’un foyer. Des cruches à panse ovoïde ou globulaire, tripode, terminées par un long col et très décorées, sont caractéristiques des XVe-début XVIe siècle. À partir du XVIe siècle, une partie de la production – essentiellement de grandes cruches tripodes au long col, munies d’un bec verseur, au décor tracé au peigne, imprimé et appliqué – est modelée et/ou tournée dans une argile un peu plus claire que celle des périodes antérieures.
À la fin du XIIe et au XIIIe siècle, des décors de lignes ondulées ou rectilignes tracées au peigne soulignent déjà les anses plates des cruches et sont associés au cordon repoussé des marmites à lèvre rentrante mais, c’est à partir de la fin du XIVe et au XVe siècle, que les petites jattes avec languettes de préhension et surtout les cruches sont ornées avec davantage de soin. Nous observons, sur le haut de la panse, le col et l’anse, des cordons digités ou découpés, des pastilles appliquées, des répétitions d’impressions réalisées à la roulette, au peigne, ou avec des tiges creuses juxtaposées dans des jeux de compositions complexes d’ondes, de lignes, de rouelles, d’oculi, de hachures et des décors plastiques. Les couvercles des cruches portent des décors incisés et/ou plastiques.
L’utilisation de glaçure sur les surfaces internes des marmites et des poêlons semble débuter au XIVe siècle et disparaître dans les premières années du XVIe siècle. Pour autant, cette couverte, qui imperméabilise les parois empêchant donc les transferts de sucs d’une cuisson à l’autre et qui facilite le nettoyage, n’a pas été systématiquement appliquée sur tous les pots à cuire. Deux sortes de glaçure étaient employées, la première est plombifère translucide de qualité variable – elle peut-être lisse et brillante ou granuleuse et peu couvrante – la seconde, alcalino-plombifère donc opacifiée, est plus rare. Nous l’observons sur un poêlon et une cruche tripode à Paphos (sites d’Odos Artemidou et d’Agia Solomoni) [6]. Ces différences de qualité et de nature des glaçures témoignent en faveur de l’existence de plusieurs ateliers employant des techniques différentes.
L’étude de ces poteries du quotidien d’aspect modeste montre la place essentielle qu’elles occupaient dans les foyers chypriotes en contextes urbains et ruraux. En effet, entre la fin du XIIe siècle et le XVIe, la batterie de cuisine semble majoritairement constituée de céramiques du Troodos et complétées, seulement au XIIIe siècle, par des marmites et des poêlons glaçurés importés de Beyrouth. Il est vrai que la part des ustensiles de métal – chaudrons et poêles de fer – ne peut être envisagée faute de vestiges. Les marmites étaient utilisées pour les cuissons bouillies ou mijotées, les poêlons pour rôtir et frire. Les grosses cruches souvent exposées à la flamme, comme en témoignent les traces de brûlé d’usage observées sur la panse externe à l’opposé de l’anse, servaient aussi à chauffer de l’eau, des bouillons ainsi qu’en atteste la présence de résidus de produits carnés dans plusieurs d’entre elles, ou du lait comme le montrent des analyses de traces organiques faites sur des céramiques du Troodos découvertes dans la fouille de la tombe rue Ikarou à Paphos. Ces analyses indiquent également que les marmites du Troodos servaient aussi pour la cuisson de soupes ou de bouillons à base de viande/et ou de poisson mais l’absence de résidu dans les poêlons indique peut-être qu’ils étaient employés pour conduire des cuissons de céréales et de légumineuses ou pour le rôtissage à sec de pois par exemple [7].
Des godets à fixer sur les échelles de corde des puits à manège ont également été réalisés dans ces officines rurales au XVIe siècle. Leur fond est rond et la fixation sur la roue est assurée par deux solides anses superposées. Nous en retrouvons la trace à proximité des sakiehs (alakathkia à Chypre), à Potamia-Agios Sozomenos, Nicosie et Paphos [8].
La fabrication de poterie culinaire et de petit stockage ainsi que de godets de sakieh a perduré dans les ateliers de Phini et du village de Kornos sur les contreforts orientaux du massif du Troodos (district de Larnaca) jusqu’il y a peu [9]. Les poteries modelées d’époque moderne et contemporaine, présentées dans les musées d’art populaire et ethnographiques de Nicosie, Athienou, Paphos et Gieroskipou, montrent une étonnante continuité dans les formes et les types de décoration.
Des indices archéologiques témoignent aussi de la production dans le massif du Troodos, dès l’époque des Lusignan, de très gros contenants (pitharia) [10]. Des blasons armoriés francs ont été incisés, avant la cuisson, sur la panse de plusieurs jarres des XIIIe-XVe siècles actuellement dispersées dans les jardins de l’abbaye de Bellapaïs. Les quatre pitares vides et les deux grands pitares rompus dans la cour de l’hôtel de Guy d’Ibelin, évêque latin à Limassol au XIVe siècle, étaient sans doute issus de cette production [11] qui s’est maintenue à l’époque vénitienne comme en attestent les fouilles de Potamia qui ont livré des bords épais de jarres sphériques [12]. Des contenants fragmentaires s’apparentant à un pitharin, retrouvés en place dans la cour d'une maison à Kouklia, sont datés par une monnaie de 1571 [13]. Ces grosses jarres de terre qui pouvaient être employées pour le stockage des produits agricoles et des denrées de base étaient plus spécialement destinées à la maturation du vin et à sa conservation [14]. Elles étaient alors poissées. L’activité potière dans le massif du Troodos s’est poursuivie au-delà du Moyen Âge. L’archéologie, les récits des voyageurs et des enquêtes ethnographiques en témoignent [15]. Les pitharades, des potiers spécialisés dans la fabrication de ces très grosses jarres inamovibles, sont restés en activité à Phini jusqu’aux années 1970. Alors que par le passé, la poterie commune et les pitharia étaient réalisés avec la même argile, au XXe siècle, les fabricants de jarre à vin n’utilisaient pas le même mélange de terre que les potières de céramique commune travaillant dans le village. Ils mélangeaient des terres rouges et noires provenant, par caravanes d’ânes, des localités de Vines et Philikouni [16]. L’étude des pitharia, a montré que ces grosses jarres et leur emploi avaient finalement peu évolué sur la longue durée, en particulier en contexte rural.
[1] Gabrieli et al. 2020, p. 104.
[2] Gordon-Smith 2006, pp. v-1-V-6.
[3] Gabrieli et al. 2020, p. 104.
[4] Gabrieli 2006, 2008, 2009, 2014 ; Gabrieli et al. 2020.
[5] Flourentzos 1994 ; Gabrieli 2008 et 2024 ; Vallauri 2004, p. 225-226, 233, fig. 5 ; François, Vallauri 2014, p. 530-534 ; François 2017 (a et b).
[6] Mobilier confié par le DoA à V. François et en cours d’étude.
[7] Pecci 2015 ; Vionis et al. 2019 ; François, Raptou à paraître.
[8] François, Vallauri 2014, p. 531, fig. 3 : 3, p. 533 ; François, Hadjichristofi, François 2023, p. 381, 383, 385 fig. 15 a et b. Des godets de ce type, en cours d’étude, ont été trouvés à proximité de roues à manège à Paphos.
[9] London 1989, pp. 219-229 ; Ionas 2000.
[10] François 2016, p. 165-173.
[11] Richard 1950, p. 127.
[12] François, Vallauri 2001, p. 531, 533, fig. 3 : 1-4.
[13] Maier 1979, p. 172, pl. XVI, 4.
[14] Pour une étude de synthèse voir François 2016, p. 165-173.
[15] Ionas 2000, p. 23, 131, 149, 153, 167, 176, 178, 179, 190, 202, 203, 215 ; François 2016, p. 165-173.
[16] Ionas 2000, p. 28.
Flourentzos, Pavlos. A Hoard of Medieval Antiquities from Nicosia. Nicosie : Ministry of communications and works, Department of antiquities, 1994, 22 pp.
Find the document : https://www.sudoc.fr/023654767...
François, Véronique. « Fragments d’histoire II : la vaisselle de table et du quotidien à Nicosie au lendemain de la conquête ottomane », Bulletin de Correspondance Hellénique, 2017/06/01, n° 141.1, pp. 353-387.
Read online : https://journals.openedition.org/bch/552...
Note : Les céramiques présentées ici proviennent de quatre dépôts scellés sous une maison de Nicosie et vidés en 1948. Ces fosses, au remplissage homogène, contenaient des cruches, des marmites, des poêlons et de la vaisselle de service produits à Chypre, de rares importations anatoliennes ou balkaniques et une belle collection de vaisselle de table de Ligurie, de Toscane, de Vénétie et d’Émilie-Romagne. Cette dernière, bien datée, permet d’attribuer le contenu des dépotoirs au dernier quart du xvie‑première moitié du xviie s. Une ébauche de chronotypologie peut donc être établie pour les céramiques des ateliers de Lapithos, de Nicosie et du Troodos, très mal connues pour cette période. La confrontation des sources écrites, faisant état de la prise de la ville par les Ottomans en 1570 et des années qui suivirent, avec cette exceptionnelle source archéologique montre que la vie quotidienne avait sans doute repris un cours normal dès le début du xviie s.
François, Véronique. « Poteries des fosses dépotoirs du site de l’Archiepiskopi à Nicosie (fin xiie-xvie siècles) : les vestiges d’une production locale sous les Lusignan », Bulletin de Correspondance Hellénique, 2017, vol. 141, pp. 822-859.
Read online : https://hal.science/hal-01867147v1...
François, Véronique. « Des pithoi byzantins aux pitharia chypriotes modernes : permanence des techniques de fabrication et des usages », dans : Amouric, Henri, François, Véronique et Vallauri, Lucy (éd.), Jarres et grands contenants entre Moyen Âge et époque Moderne, Actes du 1er congrès international thématique de l'AIECM3, Aix-en-Provence : Lucie éditions, 2016, pp. 163-173.
Read online : https://shs.hal.science/halshs-01341990v...
François, Véronique , Hadjichristofi, Fryni et François, Paul. « Puits à roue élévatoire (αλακάτιν) et godets de terre à Nicosie aux époques latine, ottomane et anglaise », Bulletin de Correspondance Hellénique, 2021, vol. 145.1, pp. 345-397.
Read online : https://hal.science/halshs-03969199...
François, Véronique et Vallauri, Lucy. « Production et consommation de céramiques à Potamia (Chypre) de l'époque franque à l'époque ottomane », Bulletin de Correspondance Hellénique, 2001, vol. 125, n° 2, pp. 523-546.
Read online : https://www.persee.fr/doc/bch_0007-4217_...
Note : Dans le cadre du programme de recherche « Potamia-Hagios Sozomenos, la constitution des paysages dans l'Orient médiéval », les céramiques recueillies au cours de la récente prospection ont, malgré leur état très fragmentaire, livré de nouvelles informations à l'échelle du site mais aussi à l'échelle de l'île pour les époques franque et ottomane. Leur étude renseigne à la fois sur la fabrication de céramiques chypriotes locales ou régionales et sur la circulation de vaisselles originaires des bassins occidental et oriental de la Méditerranée. L'état fragmentaire du matériel est compensé par son volume important et par l'aspect répétitif des différentes catégories de céramiques, identifiées par types et par périodes chronologiques. Cet article propose un nouveau bilan du faciès céramologique chypriote au vu des recherches antérieures et des découvertes récentes.
François, Véronique et Vallauri, Lucy. « Ceramics from Potamia-Agios Sozomenos. New archaeological data on the ceramic production and trade in Cyprus », dans : Papanikola-Bakirtzi, Demetra et Coureas, Nicholas (éd.), Cypriot medieval ceramics : reconsiderations and new perspectives, : The Cyprus Research Centre and The AG Leventis fondation, 2014, pp. 45-56.
Read online : https://halshs.archives-ouvertes.fr/hals...
Note : The ceramics presented here have been brought to light in the course of a survey and an archaeological project on the topic La constitution des paysages en Orient médiéval:Potamia / Agios-Sozomenos which started in 2000 under the auspices of the Ecole Française d'Athènes, in collaboration with the CNRS-LA3M and the Department of History and Archaeology of the University of Cyprus. 1 This multidisciplinary project was supervised by N. Lécuyer, D. Michaelides, A. Nicolaïdes and G. Grivaud. The aim of the project was to explore an area of 10 km square to analyze the chronology and history of occupation and land-use. The programme, which focuses from the Byzantine period to the end of Ottoman rule, started with a general survey of the area and covers many fields of research such as archaeology and art history, anthropology, ge-omorphology and hydrology. This multidisciplinary project will provide a picture , as complete as possible, of the evolution of the settlement and the landscape through this long period. The site The region of Potamia is located about 25 km to the southeast of Nicosia. The survey area lies between the village of Potamia, to the south, and the village of Agios Sozomenos to the north. It is crossed by two rivers, the Gialias and the Alykos. Between these areas, the land was used for the culture of cereals and vegetables. In addition, a large hydraulic medieval infrastructure is well preserved in many respects and it testifies to a sophisticated irrigation system.
François, Véronique et Raptou, Eustathios. « Water-lifting Wheels (alakathkia) in Paphos (13th-19th centuries): a first glimpse », dans : Proceedings of Nea Paphos Colloquium IV: From Past to Present – Reflections on six decades of Excavations in Paphos, Polish Archaeology in the Mediterranean, , 2026 (sous presse), vol. 35
Read online : https://pcma.uw.edu.pl/category/publikac...
Gabrieli, Smardar R. Silent Witnesses. The Evidence of Domestic Wares of the 13th-19th Centuries in Paphos, Cyprus, Local Economy and Social Organization. Sydney (University of) : unpublished doctoral thesis, 2006
Read online : https://www.academia.edu/146180223/Silen...
Gabrieli, Smardar R. « Towards a Chronology - The Medieval coarse ware from the Tomb in Icarus Street, Kato Pafos », Report of the Department of Antiquities, Cyprus, 2008, pp. 423-454.
Find the document : https://efa.primo.exlibrisgroup.com/disc...
Gabrieli, Smardar R. « Stability and Change in Ottoman Coarse Wares, Cyprus », dans : Walker, Bethany J. (éd.), Reflections of Empire: archaeological and ethnographic studies on the pottery of the Ottoman Levant, Boston : American Schools of Oriental Research, 2009, pp. 67-78.
Find the document : https://www.sudoc.fr/142927015...
Gabrieli, Smardar R. « Shades of brown: regional differentiation in the coarse ware of medieval Cyprus », dans : Papanikola-Bakirtzi, Demetra et Coureas, Nicholas (éd.), Cypriot medieval ceramics: Reconsiderations and new perspectives, Nicosie : The Cyprus Research Centre and The AG Leventis fondation, 2014, pp. 191-212.
Find the document : https://www.sudoc.fr/191138835...
Gabrieli, Smardar R. et Waksman, Sylvie Iona , Pecci, Alessandra et Shapiro, Anastasia. « Archaeological and archaeometric investigations of cooking wares in Frankish and Venetian Cyprus », dans : Waksman, Sylvie Iona (éd.), Multidisciplinary Approaches to Food and Foodways in the Medieval Eastern Mediterranean, Lyon : MOM éditions, 2020, pp. 97-112.
Read online : https://books.openedition.org/momedition...
Gabrieli, Smardar R. et Stern, Edna J. « The Ceramic Assemblage from the Cistercian Nunnery of St Theodore in Nicosia, Cyprus », Frankokratia, 2024, vol. 5.1, pp. 183-274.
Read online : https://brill.com/view/journals/fra/5/2/...
Note : St Theodore in Nicosia is a rare example of a female Cistercian monastery in the Latin East, the foundation and abandonment dates of which are relatively certain. The ceramics from the excavation carried out at the site during the mid-2000s offer a glimpse into over three centuries of household assemblage from the Lusignan and Venetian periods to just before the Ottoman Conquest. In this paper, we view the ceramics in relation to the site and its architecture, as well as in the wider context of medieval Cypriot archaeology. The assemblage at hand furnishes some new insights into the local production of table and utilitarian ceramics while sharpening our view of trade relations in this period.
Gordon-Smith, J. « Appendix V : Thin Sections », dans : Gabrieli, Smardar R. (éd.), Silent Witnesses. The Evidence of Domestic Wares of the 13th-19th Centuries in Paphos, Cyprus, Local Economy and Social Organization, Sydney (University of) : unpublished doctoral thesis, 2006, vol. 2, pp. v-1-V-6.
Read online : https://www.academia.edu/146180223/Silen...
Ionas, Ioannis. Traditional Pottery and Potters in Cyprus. The Disappearance of an Ancient Craft Industry in the 19th and 20th Centuries. Aldershot : Ashgate, 2000, 273 pp.
Find the document : https://www.sudoc.fr/069234361...
London, Gloria. « Past and Present: The Village Potters of Cyprus », The Biblical Archaeologist, dec. 1989, vol. 52.4, pp. 219-229.
Find the document : https://www.sudoc.fr/166931063...
Maier, Frantz. « Excavations at Kouklia (Palaepahos). Tenth Preliminary Report: Seasons 1977 and 1978 », Report of the Department of Antiquities, Cyprus, 179, pp. 168-176.
Find the document : https://efa.primo.exlibrisgroup.com/disc...
Pecci, Alessandra et Gabrieli, Smardar R. et Cau, Miguel Angel , Inserra, Fernanda et Waksman, Sylvie Iona. « Preliminary results of the organic residue analysis of 13th century cooking wares from a household in Frankish Paphos (Cyprus) », Science & Technology of Archaeological Research, 2015, vol. 1/2, pp. 99-105.
Read online : https://www.tandfonline.com/doi/full/10....
Richard, Jean. « Un évêque d'Orient latin au XIVe siècle : Guy d'Ibelin, O.P., évêque de Limassol, et l'inventaire de ses biens (1367) », Bulletin de Correspondance Hellénique, 1950, vol. 74, n° 1, pp. 98-133.
Read online : https://www.persee.fr/doc/bch_0007-4217_...
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Richard, Jean. « Un évêque d'Orient latin au XIVe siècle : Guy d'Ibelin, O.P., évêque de Limassol, et l'inventaire de ses biens (1367) », dans : Les relations entre l'Orient et l'Occident au Moyen Âge, Londres : Variorum Reprints, 1977
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Note : Réimpression de l'étude parue en 1950 au n° 5.
Vionis, Athanasios K. et Dikomitou-Eliadou, Maria et Roumpou, Maria , Kalogeropoulos, Nick et Kilikoglou, Vassilis. « Stirring Pots on Fire: Medieval Technology, Diet, and Daily Life in Cyprus », dans : Olympios, Michalis et Parani, Maria (éd.), The Art and Archaeology of Lusignan and Venetian Cyprus (1192-1571). Recent Research and New Discoveries, Turnhout : Brepols, 2019, pp. 241-264.
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