Fortezza / Réthymnon / Ρέθυμνο
La Fortezza est la citadelle située sur la colline au nord de Réthymnon. Un castro est attesté dès le XIIIe siècle dans les sources écrites. Avant la construction de nouvelles fortifications, le Castel Vecchio, près du port, s’est déjà étendu vers le sud et l’est de la colline de Palaiokastro, site de l’ancienne acropole. Les Vénitiens poursuivent les travaux de fortification, mais ils ne répondent pas aux réels besoins de la ville en matière de défense. En 1538, l’architecture Michele Sanmicheli redessine alors les fortifications de Candie, La Canée et Réthymnon. On ignore ce qu’il reste de ce plan pour Réthymnon. Les nouvelles fortifications de Réthymnon consistent en un rempart disposé sur un axe est-ouest connectant les deux côtes de chaque côté de l’acropole, où se trouve la citadelle.
Les travaux de fortification commencent en 1540 et se poursuivent tout au long du XVIe siècle, faute de ressources suffisantes. Plusieurs plans témoignent des nécessaires adaptations du complexe aux besoins, aux réalités topographiques et aux ressources disponibles. Dès 1573, une nouvelle forteresse est construite. Les travaux reprennent en 1587 : selon le plan de Paolo Ferrari (1574), il s’agit d’une citadelle à la forme polygonale formée de bastions– S. Maria, S. Elia, S. Luca, S. Spirito, S. Giustina, S. Sozo, S. Salvatore – reliés par des courtines. La porte principale est située entre les bastions S. Maria et S. Salvatore. Chaque porte s’ouvre sur une rampe menant à une place située en hauteur. À l’intérieur de la citadelle, se trouvent des bâtiments publics, tels que la casa dei consiglieri ou encore le palazzo pubblico, des églises, parmi lesquelles la cathédrale S. Nicolò – plus tard, la mosquée du sultan Ibrahim -, des poudrières, une caserne et des citernes.
Côté campagne, la citadelle est protégée par un rempart composé de quatre bastions. Au XVIe siècle, les remparts de la ville sont abandonnés, les bastions et les courtines tombent en ruine et des habitations privées s’y installent. Au milieu du XVIIe siècle, cette partie de la forteresse est réaménagée pour la défense. Neuf murs sont ajoutés du côté du chantier naval et un fossé est creusé permettant à la ville de tenir un court siège[1].
[1] Gerola 1906, vol. I/2, pp. 485-510 ; Στεριώτου 1992, vol. 1, pp. 121-401 ; Στεριώτου 1995, pp. 695-697 ; Αρχαιολογικόν Δελτίον 2000, pp. 1078-1080 ; Concina, Molteni 2001, p. 123 ; Georgopoulou 2001, pp. 24, 100 ; Σταφανάης 2020, pp. 121-146.
Anonyme. « Φορτέτζα », Αρχαιολογικόν δελτίον, 2000, vol. 55, Χρονικά, B2, pp. 1078-1080.
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Concina, Ennio et Molteni, Elisabetta. La fabrica della fortezza: l’architettura militare di Venezia. Vérone : Banca popolare di Verona, 2001
Georgopoulou, Maria. Venice's Mediterranean Colonies: Architecture and Urbanism. New York : Cambridge University Press, 2001
Gerola, Giuseppe. Monumenti Veneti nell’isola di Creta. Venise : Istituto veneto di scienze, lettere ed arti, 1905-1932, 4 vols.
Στεριώτου, Ιωάννα Θ. « Το τείχος της πόλης και η Φορτέτζα του Ρεθύμνου στις αρχές του αιώνα. Σχόλια σε φωτογραφίες του Giuseppe Gerola », dans : Πεπραγμένα του Ζ' Διεθνούς Κρητολογικού Συνεδρίου, Réthymnon : Δήμος Ρεθύμνης και Ιστορική και Λαογραφική Εταιρεία Ρεθύμνης, 1995, vol. Β2': Τμήμα Βυζαντινών και Μέσων Χρόνων, pp. 693-697.
Στεριώτου, Ιωάννα Θ. Οι βενετικές οχυρώσεις του Ρεθύμνου (1540-1646): Συμβολή στην φρουριακή αρχιτεκτονική του 16ου και 17ου αι.. Athènes : ΤΑΠΑ, 1992
Στεφανάκης, Στυλιανός Μ. « Βενετικές κατοικίες στη Φορτέτσα Ρεθύμνου μέσα από αρχειακά τεκμήρια και φωτογραφίες », Κρητικά Χρονικά, 2020, vol. 40, pp. 121-146.